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PHYSIQUE
QUANTIQUE CORPUSCULAIRE | PHYSIQUE
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NUCLÉAIRE
PHYSIQUE QUANTIQUE
DES CHAMPS | PHYSIQUE
DES PARTICULES ÉLÉMENTAIRES
La
physique atomique est la partie de la physique qui s'occupe
des états quantifiés d'énergie de la matière corpusculaire
et ondulatoire et
des échanges
d'énergies au sein de l'atome (Larousse).
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QUANTIQUE CORPUSCULAIRE |
LISTE DES SUJETS TRAITÉS SUR CETTE PAGE
Voici venu le moment de nous plonger dans
les eaux obscures et impénétrables de la physique atomique.
Il va de
soi que nous parcourerons les théories de la physique
atomique que dans les grandes lignes. Nous passerons ainsi
sur beaucoup de
détails mathématiques qui auront déjà
été démontrés et vérifiés
dans d'autres chapitres du site.
La physique
atomique comme vous le savez déjà certainement le
monde de l'infiniment petit (points de dimension nulle). C'est
un
monde, vous le verrez, assez particulier où les
lois classiques, celles qui gouvernent notre quotidien macroscopique,
ne s'appliquent pas.
Ainsi,
au début du 20ème siècle nous savions uniquement que
les atomes étaient
formés au plus simples par un noyau central et des électrons
en orbite.
L'électron,
la première particule subatomique (plus petite que l'atome) à nous
être révélée, fut mis en évidence par des expériences sur les courants
électriques dans les solides, les liquides et les gaz. Au 19ème
siècle, les physiciens n'avaient aucune idée de ce qu'était la charge,
si elle était continue ou particulaire. Aujourd'hui, nous savons
que la charge est une propriété de la matière et que la charge totale
dans un système est toujours un multiple d'une charge élémentaire
correspondant à la charge d'un électron (ou d'un proton).
Michael
Faraday suggéra par des expériences d'électrolyse que l'électricité
était composée de particules de charge e et
qu'une mole de ces charges (voir la section de chimie pour la définition
de la mole) était équivalent à une charge de 1 Faraday
soit 96'485 [C]. Comme le nombre d'Avogadro n'était pas
connu à
l'époque, il n'était pas possible de déterminer e. Cependant,
une mole d'une substance monovalente pouvant transporter 1 [F]
de
charge, il devait s'ensuivre qu'une demie mole de la même substance
devait transporter 1/2 [F] et ainsi de suite jusqu'à la plus petite
unité de charge e,
qui devait être transportée par la plus petite unité de masse
m, correspondant à la masse d'un seul atome de cette
substance. En 1881, Helmholtz affirma que si on acceptait l'hypothèse
que les substances élémentaires étaient composées d'atomes,
nous devions logiquement en déduire que l'électricité, tant
positive que négative,
devait être divisée en poritions finies qui devaient se comporter
comme des atomes d'électricité. Stoney nomma cette unité fondamentale
de charge "électron". La valeur élémentaire
de charge se nomme aujourd'hui prosaiquement le "quantum
de charge".
Toutes
les charges subatomiques connues aujourd'hui qu'elles soient positives
ou négatives, transportent une charge nette qui est un multiple
de e (les quarks, bien sûr, ont une charge fractionnaire
mais ils n'apparaissent pas comme entités isolées. Il existe également
des charges fractionnaires dans l'effet Hall quantique mais cela
est une tout autre histoire).
Encore
aujourd'hui les meilleurs physiciens disent ne pas vraiment savoir
ce qu'est un électron et même un atome. Au fait, on ne sait toujours
pas ce qu'est vraiment la matière...
Les scientifiques
ont tenté l'élaboration de plusieurs modèles pour expliquers les
observations obtenues de résultats expérimentaux du monde microscopique.
Ainsi, il y a eu dans l'ordre les modèles de Dalton, Thomson, Rutherford,
Bohr, Sommerfeld et Schrödinger (ce dernier incluant les contributions
majeures de Heisenberg, De Broglie, Pauli, Dirac et Einstein pour
les plus fameux).
On peut
situer la naissance de la physique quantique corpusculaire ou
"physique
des quanta"
("quantum" voulant dire "quantité fixe") en
1900, année
où Max
Planck présentant son célèbre article sur le rayonnement du corps
noir (cf. chapitre de Thermodynamique) à une réunion de la société allemande
de physique et l'incapacité de la physique classique (mécanique,
thermodynamique, électromagnétisme) d'expliquer certains comportement
de la matière au niveau microscopique, c'est-à-dire certains
phénomènes
où interviennent des particules de faibles masses localisées dans
de très petites régions de l'espace.
Pour parvenir
à donner une interprétation cohérente de ces expériences, il a été
nécessaire d'introduire des concepts radicalement différents de
ceux de la physique classique. Par exemple, on a dû abandonner la
notion de trajectoire, la quantification de l'énergie (loi de Planck)
et considérer que les particules microscopiques ont parfois un comportement
semblable à une onde. L'ensemble de ces nouveaux concepts a donné
naissance à une nouvelle physique, la "physique quantique",
qui s'est dévelopée rapidement puisqu'en 1927, déjà, les fondements
de la théorie sont achevés. Par son abandon des concepts-clés de
la mécanique classique, on peut dire que la physique quantique constitue
une véritable révolution (on l'appelle par ailleurs la "2ème
révolution", la première étant la théorie de la relativité)
dans notre façon d'interpréter les mesures expérimentales. Avec
la relativité introduite par Einstein, la physique quantique est
un des piliers de l'édifice théorique de la physique contemporaine
du 21ème siècle.
Tout comme
la relativité contient la mécanique classique comme cas limite (les
lois relativistes approchent les lois classiques lorsque la vitesse
d'une particule est suffisament faible par rapport à celle de la
lumière), la nouvelle physique quantique contient comme cas limites
les lois classiques de la mécanique statistique voire même de l'électromagnétisme.
Remarque: Nous verrons que la constante fondamentale qui caractérise
la physique quantique (comme la vitesse de la lumière caractérise
la relativité) est la constante de Planck.

MODÈLE
DE DALTON
En 1803
John Dalton fit l'hypothèse que la matière est composée d'atomes
de différentes masses et qui se combinent en respectant des
proportions massiques simples (cependant l'idée d'atome
n'était pas nouvelle elle datait de bien bien plus tôt).
C'est cette théorie que Dalton proposa qui est la pierre
d'angle de la science physique moderne. En 1808, l'œuvre
de Dalton intitulée
"Un nouveau système de philosophie chimique" fut publiée.
Dans ce livre, il dressa la liste des masses atomiques d'un certain
nombre d'éléments connus par rapport à la masse de l'hydrogène.
Ses masses "U.M.A" (cf.
chapitre de Physique Nucléaire) n'étaient
pas entièrement
correctes mais elles forment la base de la table périodique moderne
des éléments.
Dalton arriva à sa théorie atomique par une étude des propriétés
physiques de l'air atmosphérique et des autres gaz.
Dalton
supposa que l'atome était une sphère :

(1)
Ainsi,
il put faire une première estimation de la taille des atomes :
En effet,
soit
la densité typique, la
masse atomique et R le rayon (valeur inconnue) d'un élément dont nous recherchons à
déterminer la dimension de l'atome. Nous avons alors très simplement:
(2)
Connaissant
et
,
nous obtenons .
MODÈLE
DE THOMSON
Thomson
est à l'origine de la découverte de l'électron par ses expérimentations
sur les flux de particules (électrons) créés par des rayons
cathodiques. Théoricien et expérimentateur, Thomson avança
en 1898 la "théorie
du pain aux raisins" sur la structure atomique, dans
laquelle les électrons sont considérés comme des raisins négatifs
enfoncés dans un pain de matière positive. Son modèle de l'atome
est représenté par la figure ci-dessous:

(3)
Or,
nous savons (les physiciens du 19ème le savaient aussi) qu'aucun
arrangement de charges électriques statiques n'est stable si ces
charges sont sous l'influence de la force de Coulomb:
(4)
que
nous avions étudiée dans la section d'électromagnétisme. Il faut
donc que les particules qui constituent l'atome soient en mouvement
ce qui nous amène à mettre en place un autre modèle : le "modèle
de Rutherford" suivant :
MODÈLE
DE RUTHERFORD
Rutherford
assimila donc intuitivement par cette observation théorique, peu
d'années après la découverte de Thomson, l'atome à un système planétaire.
Représenté comme ci-dessous:

(5)
Il appliqua les résultats que nous avons obtenus en astronomie
(cf. chapitre d'Astronomie) lors de
l'étude des orbites képleriennes à l'atome et obtint donc des
trajectoires coniques pour la rotation de l'électron autour
du noyau tel que:
(6)
où e est
l'excentricité (rapport du petit axe )
et p le paramètre focal ( )
d'une ellipse (cf. chapitre de Géométrique
Analytique) et où :
et
(7)
Remarques:
R1.
Il faudra se rappeler lorsque nous aborderons plus loin le modèle
de Bohr que dans le modèle de Rutherford,
r peut
prendre n'importe quelle valeur théoriquement!
R2. Nous verrons lors de notre étude de la diffusion de Rutherford
(cf. chapitre de Physique Nucléaire)
que Rutherford détermina la taille de l'atome d'or comme valant
.
Nous avons donc un facteur 10'000 avec le modèle de Dalton (c'est
dire...).
Or,
nous avons vu en électromagnétisme que les équations de déplacement
de Maxwell (cf. chapitre d'Électrodynamique):
(8)
et
:
(9)
décrivent
qu'un électron en mouvement (accélération) émet
de l'énergie (cf. chapitre d'Électrodynamique) sous forme de rayonnement
électromagnétique (ce que nous appelons en physique le "brehmstrahlung"
expliqué par les potentiel de Liénard-Wiechert):
Rutherford
et Thomson se trouvèrent donc confronté au dilemme suivant:
Si
l'électron émet de l'énergie sous forme de rayonnement électromagnétique
, il perd donc de l'énergie
cinétique
(vitesse) et finira donc nécessairement
un jour ou l'autre (sauf intervention extérieure) par tomber sur
le noyau (illustration du phénomène dans la figure ci-dessous).
Or la matière nous environnant est stable.

(10)
Il
rejetèrent donc leur modèle et Bohr intervient :
MODÈLE
DE BOHR
En 1913
Niels Bohr, qui a participé aux travaux de Rutheford sur la diffusion
des particules (noyaux
de 2 protons, 2 neutrons libres d'électrons), reprend le modèle
de Rutherford mais y inclut 3 postulats fondamentaux:
POSTULATS
DE BOHR
P1. L'électron
m'émet pas de rayonnement lorsqu'il se trouve sur certaines
orbites dites "orbites stationnaires". Cette affirmation
est contraire aux théories de l'électrodynamique. Donc ceci
implique que toutes les orbites ne sont pas autorisées et
constitue une véritable révolution
dans l'approche de la physique.
P2. Sur
toute orbite stable la quantité de mouvement p intégrée
sur le chemin r est
un multiple entier de la constante de Planck h (postulat découlant du premier) tel que selon la quantification
des échanges d'énergie étables par la relation de Planck. Ce postulat
est parfois appelé "hypothèse quantique de Planck".
P3. La
relation expérimentale (loi) de Planck :
(11)
est valable
pour l'émission ou l'absorption d'une radiation lors de la transition
d'un électron d'un état énergétique ver
un état (postulat
qui solidifie le premier postulat).
Au
fait, nous trouvons ici un concept révolutionnaire et indémontrable
(aujourd'hui et à notre connaissance) qui consiste à quantifier
certaines propriétés de la physique.
Continuons
donc notre analyse :
QUANTIFICATION
Soit
M la masse du noyau central de charge électrique +e
et m
la masse de l'électron en "orbite". Nous faisons l'hypothèse
que et
que la masse centrale est immobile (ce qui est évidemment faux).
Nous
assimilons le mouvement circulaire de l'électron autour du noyau
à celui d'un oscillateur harmonique (masse reliée à un ressort exercant
une force opposée proportionnelle à une constante de rappel
afin de retenir l'objet lié).
Si
l'oscillation a lieu dans un plan, son équation différentielle
est (cf. chapitre de Mécanique Ondulatoire)
:
(12)
Une
solution (particulière) de cette équation (cf.
chapitre de Calcul Différentiel Et Intégral)
est :
(13)
L'énergie
cinétique du système étant donnée dès lors par:
(14)
et
l'énergie potentielle du système par (cf.
chapitre de Mécanique
Ondulatoire) :
(15)
Si
nous notons v la
fréquence d'oscillation du mouvement oscillatoire nous avons
a bien
évidemment
(cf. chapitre de Mécanique Ondulatoire)
:
(16)
L'énergie
totale du système s'écrit finalement après sommation et simplification
(trigonométrie élémentaire):
(17)
Nous
admettons maintenant que l'électron lié ne peut occuper que certains
niveaux d'énergie (premier postulat) selon la loi de Planck :
(18)
Ce
qui nous donne lorsque nous incluons la loi de Planck dans
l'avant dernière relation:
(19)
Nous
remarquons
ici que puisque l'énergie de l'électron est quantifiée l'amplitude
de son mouvement l'est également.
Soit
à présent l'intégrale de chemin suivante (attention la notation
ambiguë entre la fréquence et la vitesse peut porter à confusion)
dite également "intégrale d'action" (il s'agit au fait
du moment cinétique) :
(20)
et
compte tenu de l'expression de la vitesse obtenue auparavant:
(21)
Sur
une période de révolution nous avons :
(22)
Etant
donné que (cf. chapitre de Trigonométrie):
(23)
L'intégration
devient:
(24)
comme
(cf.
chapitre de Mécanique Ondulatoire) nous
avons :
(25)
Nous
obtenons
donc finalement:
(26)
Compte
tenu que et
ainsi
que :
(27)
Finalement:
(28)
Cette condition imposée par Bohr (2ème postulat) résulte de la quantification
des échanges d'énergie (loi de Planck). Ce qui a pour conséquence
d'imposer des niveaux stationnaires d'énergie que l'électron peut
occuper autour du noyau. Pour
une orbite circulaire (rappelez-vous bien que nous considèrons
pour l'instant une orbite circulaire !) de rayon r le
moment cinétique (oui l'intégrale d'action n'est au fait
que le moment cinétique) sur la longueur de l'orbitale est
donc:
(29)
où bien
en utilisant la notation traditionelle du moment cinétique:
(30)
Le
moment cinétique est donc quantifié !
MODÈLE
DES ATOMES HYDROGENOÏDES SANS ENTRAINEMENT
Nous entendons par l'étude des "atomes d'hydrogonenoïdes sans
entraînement" lorsque nous considèrons des atomes avec un unique
électron de masse
en rotation autour d'un noyau central de charge et
de masse
tel que (donc
le noyau est supposé fixe).
Calculons les rayons des
orbites stationnaires:
Sur son orbite stationnaire,
l'électron est en équilibre car il y a un antagonisme exact entre
la force coulombienne et la force centrifuge. Ceci doit se traduire
par l'égalité des forces suivante :
(31)
Nous
posons
à partir de maintenant (afin d'allégér l'écriture) que :
(32)
Ce qui nous permet d'écrire
la relation :
(33)
En recourant à la condition
de quantification de Bohr et en élevant au carré:
(34)
En divisant les deux dernières
relations l'une par l'autre:
(35)
nous obtenons :
(36)
compte tenu de l'expression
de k.
Le rayon des orbites autorisées
pour l'électron est donc :
(37)
avec et
cettre relation est
communément appelée le "rayon
de Bohr" pour .
Les
orbites d'un atome selon ce modèle ressemblent donc à :

(38)
L'énergie
de l'atome hydrogénoïde sans entraînement est donnée par
la mécanique classique (cas d'une force centrale), somme de l'énergie
cinétique et potentielle électrostatique :
(39)
Avec :
(40)
il
vient :
(41)
En y introduisant l'expression
du rayon quantifié obtenu précédemment:
(42)
Nous trouvons donc que l'énergie
totale de l'atome considéré est quantifiée telle que:
(43)
Entre deux niveaux, le passage
d'un électron du niveau
vers un niveau (nous
préciserons comment lors de l'étude de l'effet photoélectrique plus
loin) se traduit par l'émission d'une raie de fréquence donnée
par l'expression de l'hypothèse de quantification de Planck :
(44)
En faisant appel à l'expression
complète de l'énergie totale, nous trouvons alors la fréquence correspondante
à la raie émise:
(45)
la longueur d'onde émise
s'en déduit aisément :
(46)
La
constante
(notée aussi
selon les situations) est appelée la "constante
de Rydberg".
Un électron
qui occupe une orbite n est
dans un "état stationnaire" si son énergie ne varie
pas. En revanche, une transition directe s'accompagne
de l'émission d'un photon dont l'énergie est donnée par le calcul
de la fréquence comme nous allons le démontrer.
"L'énergie
d'ionisation" est l'énergie qu'il faut fournir pour éloigner
l'électron
à l'infini de son orbite. Ainsi pour l'état fondamental de l'hydrogène,
il faudrait poser et
.
Le résultat
obtenu par Bohr pour l'expression de la fréquence en fonction des
niveaux d'énergie de l'électron et est un résultat formidable car
le chimiste Bâlois Balmer avait en 1885 (28 ans auparavant) découvert
expérimentalement que le spectre des raies de l'hydrogène suivait
aussi cette loi.
Balmer
avait remarqué que les raies spectrales étaient extrêmement fines.
Cela laissait supposer que l'énergie n'était pas émise par les atomes
d'une manière continue mais seulement à certaines fréquences bien
précises. En outre, cette finesse des raies explique la précision
avec laquelle il avait pu déterminer la constante de Rydberg.
Les chimistes
avaient également constaté que chaque élément atomique possédait
son propre spectre. Il était dès lors clair que toute théorie atomique
devrait rendre compte de ces 2 caractéristiques et c'est ce que
fit brillamment le modèle de Bohr à l'aide des postulats des niveaux
d'énergies.
Nous définissons
les séries suivantes du spectre de l'atome d'hydrogène :
- Pour
la série avec et
on
obtient le résultat des mesures effectuées (le spectre) par Lymann
en 1906 dans l'UV.
- Pour
la série avec et
on
obtient le résultat des mesures effectuées (le spectre) par Balmer
en 1885 dans le visible.
- Pour
la série avec et
on
obtient le résultat des mesures effectuées (le spectre) par Paschen
en 1908 dans l'infrarouge.
- Pour
la série avec et
on
obtient le résultat des mesures effectuées (le spectre) par Brackett
en 1928 dans l'infrarouge.
- Pour
la série avec et
on
obtient le résultat des mesures effectuées (le spectre) par Pfund
en 1924 dans l'infrarouge.

(47)
Les quatre
raies principales de la "série de Balmer" (visible) sont
les plus connues:

Cependant
une petite différence subsistait entre la constante de Rydberg théorique
et pratique (connue avec très grande précision). Ceci va conduire
à complexifier le modèle :
MODÈLE
DES ATOMES HYDROGENOÏDES AVEC ENTRAÎNEMENT
Le noyau
de l'atome possède une masse M que nous avons supposé immobile par simplification. En réalité l'ensemble
noyau (M)
et électron (m)
tourne autour d'un centre de masse commun (évidemment!).
Hypothèses:
H1. L'atome hydrogénoïde
est considéré comme un système isolé.
H2. Le noyau et l'électron
gravitent chacun sur une orbite circulaire autour d'un centre
commun : le "centre
de masse" (cf. chapitre de Mécanique
Classique).
H3. Ils ont même vitesse
angulaire.
L'atome hydrogénoïde étant
un système isolé, le mouvement du centre de masse est soit en mouvement
rectiligne et uniforme soit au repos. Il est donc licite d'y placer
un système de repère
inertiel.

(48)
La définition du centre
de masse dans un système de laboratoire est donné par le théorème
du centre de masse (cf. chapitre de Mécanique
Classique):
(49)
L'étude présente sera effectuée
par rapport au centre de masse, la relation précédente devient donc:
(50)
De la relation précédente,
en prenant la norme et la valeur absolue il vient que:
(51)
La distance entre le noyau
et l'électron demeurant constante et égalant
nous écrivons :
(52)
Nous en déduisons trivialement
que:
et
(53)
En appliquant la loi de la
dynamique, nous écrivons que la somme des forces sollicitantes (électrostatique
et centrifuge) de l'électron (uniquement) s'équilibrent tel que:
(54)
Que nous pouvons écrire en
isolant :
(55)
Nous retrouvons l'expression
de la masse réduite bien connue dans un système à deux corps :
(56)
Attaquons-nous maintenant
à la détermination de l'énergie totale de l'atome:
L'énergie cinétique de l'atome
est la somme des énergies cinétiques du noyau (N)
et de l'électron (e)
tel que:
(57)
Comme avec
comme hypothèse que la pulsation est identique pour le noyau et
l'électron:
(58)
Avec les relations des différents
rayons déterminées précédemment :
(59)
et connaissant l'expression
de la pulsation:
(60)
Par
ailleurs, de l'avant dernier développement nous tirons une relation
dont nous allons faire usage plus loin :
(61)
L'énergie potentielle de
l'électron par rapport au centre de masse étant donnée par (cf.
chapitre d'Électrostatique):
(62)
L'énergie totale de l'atome
hydrogénoïde est alors :
(63)
Par rapport au centre de
masse, le moment cinétique total est la somme des moments cinétiques
de l'électron et
du noyau (rappelons
que le moment cinétique est aussi souvent noté par la lettre L).
(64)
La parenthèse de la dernière
égalité a déjà fait l'objet d'un calcul précédemment et nous avons
donc:
(65)
c'est ici que Bohr introduit
sa condition de quantification :
(66)
or, nous connaissons l'expression
détaillée de la pulsation :
(67)
Le rayon quantifié a donc
pour expression :
(68)
L'énergie totale de l'atome
devient finalement :
(69)
Soit de manière condensée :
(70)
A
partir de cette dernière relation, nous pouvons déterminer facilement
l'expression (comment nous l'avons déjà fait) des longueurs d'ondes
émises par une désexcitation de l'électron d'un orbite à
.
Remarque: Il convient bien évidemment de rendre compte que ce modèle
est plus précis que le précédent.
HYPOTHÈSE
DU NEUTRON
Les résultats
de spectroscopie sont connus avec très grande précision, par conséquent
les constantes de Rydberg également (car dépendante de la masse
de l'élément atomique étudié).
Les deux
raies bleues mesurées de la série de Balmer de l'hydrogène noté
(
composé d'un proton et d'un électron) et du deutérium D (isotope de l'hydrogène composé d'un neutron en plus) présentent
une différence de longueur d'onde de Angström.
La longueur
d'onde appartenant à la série de Balmer s'exprime dès lors (avec
la correction du centre de masse vue précédemment) comme:
(71)
Cette
dernière expression écrite successivement pour l'hydrogène et le
deutérium mène à:
et
(72)
Nous rappelons
que la masse de l'électron nous est connue. Ce qui est intéressant
c'est que deux éléments ont des propriétés chimiques identiques
mais des raies différentes. Les scientifiques de l'époque se demandaient
pourquoi et ayant (que) le modèle de Bohr à leur disposition ils
ont pu conclure que cette différence dans les raies venait d'après
les deux dernières relations de la différence de la masse du noyau
de l'atome après avoir élaboré le modèle avec entraînement de l'atome
hydrogénoïde.
Encore
fallait-il déterminer cette différence de masse et expliquer sa
provenance!
Nous avons
donc:
(73)
ce qui
montra aux scientifiques de l'époque que le noyau de deutérium est
formé de 2 particules de masse équivalente à celle du proton. Donc
par déduction logique, ce noyau se doit d'être composé d'un proton
(ce que l'on sait évidemment!) et d'une particule neutre.
Cette
hypothèse et celle du "neutron", qui fut découvert ultérieurement
de manière expérimentale en 1932 par Chadwick.
D'ailleurs
vous pouvez vérifier dans votre table des isotopes (si vous en avez
une…) que la différence de masse atomique (notion que nous verrons
lors de notre étude de la physique nucléaire) est de 0.5001 !!!
MODÈLE
DE SOMMERFELD ET WILSON
Pour élaborer leur modèle,
Sommerfeld et Wilson firent appel à la dynamique classique pour
généraliser le modèle de Bohr à des orbites de type kléperien (donc
non uniquement circulaire mais elliptique dans le cas général).
Comme nous l'avons vu plus
haut, dans le cas d'un système à deux corps sollicités par une force
centrale, l'énergie totale du système est (nous négligeons l'énergie
potentielle gravitationelle) :
(74)
Pour trouver l'expression de la trajectoire de la masse m,
nous allons procédér exactement de la même manière que celle utilisée
en astronomie (cf. chapitre d'Astronomie)
pour déterminer les orbites képleriennes.
Ainsi, nous avons démontré dans le chapitre d'Astronomie que :
(75)
avec:
et
(76)
Il va sans dire que dans
notre cas, il ne s'agit
plus d'un potentiel gravitationnel mais électrique. Ce qui nous
amène à écrire pour notre problème:
(77)
Encore nous reste t'il à
trouver l'expression de K sous forme quantifiée (selon les posulats de Bohr).
Attaquons-nous d'abord à
déterminer l'expression du paramètre focal p de la trajectoire:
Dans notre problème actuel,
l'énergie cinétique et pontentielle exprimées en coordonnées
polaires donnent (cf. chapitre de Calcul
Vectoriel) :
et
(78)
L'énergie totale de l'atome
est donc donné par:
(79)
De façon identique à celle
de Bohr, Sommerfeld et Wilson appliquèrent la même forme de quantification
pour le rayon-vecteur et l'étendirent à la quantification pour l'angle
azimutal.
Soit les moments cinétiques:
et
(80)
Les quantités de mouvement
s'obtiennent par dérivation du lagrangien par rapport aux coordonnées
généralisées puisque (cf. chapitre de
Mécanique Analytique):
(81)
La
quantifications sur l'angle est immédiate, puisque est
une constante du mouvement. Effectivement, le lagrangien L étant indépendant de (mais
pas de ),
l'invariance du moment cinétique se traduit par l'équation de Lagrange:
(82)
Ce
qui nous donne:
(83)
avec étant
le "nombre quantique azimutal", pour rappeler qu'il est
lié à la quantification de l'angle polaire.
De cette dernière relation
nous obtenons aussi :
(84)
Revenons
maintenant à:
(85)
ce qui nous donne:
(86)
Attaquons-nous
maintenant à déterminer l'excentricité e de la trajectoire (à ne pas confondre avec la notation de la charge
électrique si possible !).
Ce
qui nous donne:
(87)
Pour déterminer la quantification
du moment cinétique par rapport à la variable radiale, nous allons
nous servir d'une substitution:
(88)
En notant simplement r' la
dérivée ,
l'intégrale s'écrit:
(89)
où nous avons utilisé comme
nous l'avons déjà démontré.
En reportant:
(90)
dans
l'intégrale du moment cinétique radial, nous obtenons (simple à
obtenir):
(91)
d'où nous déduisons compte
tenu de que:
(92)
ce qui nous amène à:
(93)
et donc:
(94)
Après quelques simplification
élémentaires nous obtenons finalement :
(95)
où
,
appelé également "nombre quantique radial" peut lui être
nul! Car c'est le cas si ,
c'est-à-dire si la trajectoire est un cercle (cas particulier de
Bohr).
Nous introduisons alors un
entier n
appellé "nombre quantique
principal" tel que:
(96)
avec .
Sommerfeld
et Wilson montrent par là que les orbitales du modèle de Bohr
doivent pouvoir êtres déterminées par ces deux nouveaux nombres
quantiques:
Exemple:
Pour nous
avons deux sous-orbitales possibles :
(97)
La valeur
est
impossible par définition car cela signifierait que le petit axe
est nul (ellipse dégénérée en une droite) et l'électron ne peut
traverser le noyau (dans le modèle classique en tout cas). Donc
la plus petit valeur entière de
possible est 1.
Il y
a donc alors n
orbites donnant le même terme spectral. Autrement dit, il y a n
fois la même quantification d'énergie. Nous disons également que
le niveau d'énergie (total)
est "n
fois dégénéré".
L'idée
de Sommerfeld était de rendre compte de la richesse des spectres
observés. De ce point de vue, les résultats sont décevants: la quantification
de tous les degrés de liberté fait bien apparaître plus d'états
(il faut maintenant deux nombres quantique pour spécifier complètement
l'état, alors que le modèle de Bohr n'en considère qu'un) mais le
degré supplémentaire ne fait qu'introduire une dégénérescence en
énergie.
Pour résumer
ce modèle, il y a donc exactement le même nombre de niveaux d'énergie
et donc le même nombre de transitions d'états énergétiques possibles
que celui de Bohr. Du point de vue spectral, la théorie de Sommerfeld-Wilson
n'apporte rien de plus que celle de Bohr mis à part que les orbites
sont elliptiques et n'explique donc pas l'étendue des spectres observés.

(98)
Au fait,
l'idée à partir de maintenant va de reprendre le même modèle en
y ajoutant les corrections relativistes. Le travail va nécessairement
être plus long mais ô combien fructueurx.
MODÈLE
RELATIVISTE DE SOMMERFELD
Cependant,
le modèle de Sommerfeld et Wilson peut être considéré comme incomplet
si nous ne prenons pas en compte les variations de paramètres
qu'engendre les résultats de la théorie de la relativité restreinte
(cf. chapitre de Mécanique Relativiste).
Effectivement,
comme nous l'avons démontré dans le développement du modèle de Bohr,
l'énergie cinétique de l'électron est donnée par:
(99)
ce
qui nous donne:
(100)
Pour
l'hydrogène et le niveau ,
nous trouvons et
comme facteur de Michelson-Morley (cf.
chapitre de Relativité Restreinte) :
(101)
Certes, la variation est faible mais les valeurs de spectrométire
étaient tellement précises qu'il fallait introduire la relativité
restreinte pour prendre en compte ces infimes variations et ainsi
valider la théorie par l'expérience.
Remarque: Comme nous pouvons le voir facilement, la relation donne
que plus la particule est éloignée du noyau (n
grand) plus sa vitesse est faible. Ce résultat a été
confirmé expérimentalement en remplaçant l'électron
artificiellement par un muon et les scientifiques ont ainsi remarqué
que la durée de vie de ce dernier augmentait faiblement
en fonction de la valeur de n.
Déterminons
dans l'ordre des choses, l'expression des conditions de quantification
avec les facteurs relativistes. Avant de commencer, il est important
de comprendre que nous considérons le noyau comme fixe et comme
référentiel de notre système. Ainsi, par rapport à ce référentiel
la masse de l'électron subit une variation relativiste mais non
le potentiel électrique (il faudrait prendre en compte la variation
de ce dernier si et seulement si le référentiel était l'électron
lui-même).
En
dynamique relativiste (cf. chapitre
de Relativité Restreinte),
nous avons démontré que
l'énergie
cinétique
(sous forme de notation Lagrangienne avec "T"
au lieu de )
s'exprime sous la forme:
(102)
L'énergie
potentielle (sous forme de notation Lagrangienne avec "V"
au lieu de )
ne subissant pas de variation relativiste, nous avons toujours:
(103)
Le
lagrangien est donc:
(104)
En
travaillant en coordonnées polaires, dans lesquelles la vitesse
a pour expression:
(105)
Dès
lors:
(106)
Les
conditions de quantification de Sommerfeld étant:


(107)
A
présent, nous devons rechercher des expressions relativistes pour
et
.
Commencons
par :
avec
(108)
Soit:
(109)
Ce
qui donne:
(110)
Comme
:
(111)
nous
avons finalement:
(112)
La
première condition de quantification s'écrit donc:
(113)
pour
:
avec
(114)
Soit:
(115)
Ce
qui donne:
(116)
Comme
:
(117)
nous
avons finalement:
(118)
La
seconde condition de quantification s'écrit donc:
(119)
En
résumé, les conditions de quantification de l'atome relativiste
de Sommerfeld sont:
et
(120)
Nous
pourrions, en voyant les deux résultats ci-dessus, conclure un peu
trop rapidement en pensant qu'il aurait suffit finalement de multiplier
les deux conditions de quantification par le facteur de Michelson-Morley
relativement à la transformation relativiste de la masse. Or, un
tel raccourci est complétement faux et et tout sauf rigoureux !
Effectivement, si vous appliquez un tel raisonnement il suffirait
alors de prendre l'expression de l'énergie totale du modèle non
relativiste de Sommerfeld-Wilson et d'introduire partout où la masse
se situe le facteur de Michelons-Morley. Pourtant le résultat final
n'a absolument rien de semblant avec le résultat que nous allons
obtenir plus loin. Il faut donc toujours être prudent et travailler
comme le mathématicien sans brûler les étapes !
L'énergie
totale relativiste de l'atome étant donnée par:
(121)
Il
nous faut exprimer cette énergie totale en fonction des conditions
de quantification. Il y a un long travail mathématique à effectuer
mais indispensable pour arriver au résultat de notre étude.
Soit
le calcul de l'expression :
(122)
avec
:
et
(123)
En
élevant au carré:
et
(124)
Donc:
(125)
Nous
ajoutons des deux cotés de l'égalité ,
ce qui donne :
(126)
En
multipliant des deux cotés par il
vient :
(127)
En
extrayant la racine carrée:
(128)
Si
nous introduisons cette dernière relation dans l'expression de l'énergie
totale, nous obtenons:
(129)
Maintenant,
il nous reste à déterminer les expressions de et
en
fonction de et
respectivement .
L'intégrale
de quantification de l'angle azimutal est immédiate :
(130)
Soit:
(131)
L'intégrale
de quantification du rayon-vecteur nécessite un développement plus
conséquent:
(132)
Ensuite,
viennent de longs et joyeux développements mathématiques:
En
reprenant l'expression de l'énergie totale:
(133)
Nous
obtenons:
(134)
En
élevant au carré et en faisant quelques transformations:
(135)
En
travaillant sur le terme entre parenthèse, on le posera égal à A
tel que:
(136)
En
ajoutant et en retranchent et
en décomposant le terme en
et
ensuite en les regroupant :
(137)
Nous
posons en vue de simplification des calculs (pour alléger le nombre
de termes à manipuler):
(138)
Nous
obtenons ainsi:
(139)
En
mettant en
évidence, nous avons :
(140)
En
ajoutant et en retranchant 1 dans la parenthèse:
(141)
En
travaillant, à présent, sur les trois derniers termes:
(142)
Comme
nous
avons :
(143)
En
posant:
(144)
Et
en posant également:
(145)
puisque
.
Sommerfeld
introduit alors ce qu'il appelle une "constante
de structure fine"
définie par la relation:
(146)
valant
.
Remarque: La constante de structure fine est une des constantes
les plus importantes de la physique. D'abord parce qu'elle est
sans
dimensions, et secondo parce qu'elle est à ce jour la mieux
connue (au niveau de la précision) de toutes les constantes
et terzio, parce qu'elle dépend que de termes qui semblent
être des constantes fondamentales. Les physiciens et astrophysiciens
cherchent donc à observer si la valeur de cette constante
varie au cours du temps ce qui impliquerait immédiatement qu'une
au moins des constantes implicites n'est pas atemporelle.
Compte
tenu de la constante de structure fine, nous écrivons :
(147)
En
résumé:
(148)
Avec:
(149)
Nous
aboutissons donc à l'intégrale suivante:
(150)
Le
théorème des résidus (cf. chapitre de
Calcul Différentiel
Et Intégral)
appliqué à l'intégrale précédente donne pour expression:
(151)
Nous
voyons qu'il y a un résidu à l'origine .
Nous calculons ce
résidu en passant à la limite pour .
Nous posons pour cela:
(152)
En
passant à la limite:
(153)
Le
résidu correspondant à est
donc .
Nous
voyons également qu'il y a un second résidu à l'infini :
Pour
calculer ce résidu, nous effectuons à nouveau un changement de variable.
Nous posons :
(154)
L'intégrale
s'écrit alors:
(155)
Pour
trouver le résidu, nous allons faire un développement en série de
Laurent de:
(156)
Pour
ce faire, nous posons :
(157)
Nous
connaissons le développement de Taylor:
(158)
Appliqué
au radical, nous obtenons :
(159)
Soit
alors la série de Laurent:
(160)
Le
second résidu est le coefficient en :
(161)
En
final, nous aboutissons à:
(162)
Avec:
(163)
Pour
le calcul de nous
avons :
(164)
Dès
lors, l'intégrale curviligne a pour expression:
(165)
Après
simplification:
(166)
Nous
élèvons au carré: (167)
Donc :
(168)
d'où:
(169)
Nous
posons :
En
travaillant sur le dénominateur :
(170)
En
ajoutant et en retranchant :
(171)
Donc:
(172)
ou
encore:
(173)
Ou
encore :
(174)
Nous
considérons dans le terme le
radical qui s'écrit encore:
(175)
Soit
le développement en série (cf.
chapitre sur les Suites Et Séries) alors:
(176)
Donc :
(177)
Comme
,
nous pouvons négliger les termes au-delà de l'ordre 2 tel que:
(178)
Le
terme suivant s'écrit alors:
(179)
En
travaillant maintenant sur le terme entre les crochets et en considérant
uniquement le carré sans tenir compte de son signe négatif (!):
(180)
Soit
le développement en série de Taylor de
(cf. chapitre sur les Suites Et Séries)
alors
(181)
En
négligeant les termes au-delà de l'ordre 2:
(182)
Le
terme entre les accolades s'écrit:
(183)
Nous
entreprenons le développement en série de Taylor du terme entre
les accolades:
(184)
En
négligeant les termes au-delà de l'ordre 2:

(185)
En développant
le carré du troisième terme, il vient :
(186)
Soit:
(187)
L'énergie totale de l'atome
devient :
(188)
Finalement,
nous obtenons pour l'expression de l'énergie:
(189)
Nous
pouvons donner une autre expression pour l'énergie de l'atome
hydrogénoïde
puisque :
et
(190) L'expression
de l'énergie totale de l'atome hydrogénoïde devient:
(191)
Soit:
(192)
Dans
la littérature, nous trouvons d'autres expressions pour l'énergie
totale qui sont plus intéressantes que les précédentes (car plus
traditionelles). Ainsi, en considérant que ,
il vient:

(193)
Si
nous cherchons une expression en fonction de la constante de Rydberg
(voir plus haut) :

(194)
Donc
l'expression de l'énergie totale relativiste de l'atome hydrogénoïde
la plus condensée que nous puissions trouver dans la littérature
et que nous adopterons dans le présent site est:
(195)
La
relation ci-dessus révèle bien l'existence d'une structure fine
puisque les caractéristiques et
de l'orbite de l'électron apparaissent séparément dans un rapport
et non plus uniquement sous la forme d'une somme comme dans le premier
modèle de Sommerfeld et Wilson.
Mais
en toute rigueur, nous devrions écrire du fait de l'entraînement
du noyau par la multiplication par le terme :
(196)
ou:
(197)
Dans
la quelle la constante de Rydberg a pour expression:
(198)
Cependant
comme la masse du noyau est 1840 fois plus lourde que celle de l'électron,
nous pouvons admettre en première approximation que:
(199)
MOMENT
MAGNÉTIQUE DIPÔLAIRE QUANTIQUE
A la même époque du développement
d |